Les thématiques

L'hygiène, un besoin essentielle

Le logement, un droit fondamental

L’importance des interactions sociales

Les violences et addictions

L’hygiène est liée à notre corps, à notre intimité, et donc aussi à notre identité. Un besoin basique qui impacte également la santé, et auquel chaque être humain devrait avoir accès, gratuitement. Un besoin, pourtant essentiel, mais difficilement accessible aux 5313 personnes sans-abri ou mal-logées (habitant.e.s de logements insalubres) recensées dans la capitale (chiffre issu du dernier dénombrement datant du 9/11/2020, par Brusshelp en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin). L’hygiène du corps reflète la première chose que l’on offre aux individus en face de soi. Si l’on n’a pas une bonne image de soi, que doit penser l’autre, en face de nous ? Car être bien dans son corps, c’est aussi un moyen d’avoir une perception positive de nous-même et ainsi se sentir intégré.e dans la société.

Nous avons tou.te.s besoin d’un toit, d’un endroit où nous reposer, prendre soin de nous, nous sentir en sécurité, nous sentir chez nous. Se loger est donc un droit fondamental. Pourtant, aujourd’hui en Belgique, des milliers de personnes dorment dans la rue. Des milliers de personnes n’arrivent pas à payer leur loyer. Des milliers de personnes vivent dans un logement insalubre, ou trop petit, et des milliers d’autres ont peur de ne pas trouver à se loger ou à se reloger dans des conditions décentes. Trouver un logement durable est donc souvent un long parcours du combattant : il y a trop de conditions, trop d’étapes. C’est pourquoi des solutions émergent, comme les AIS (Agence Immobilière Sociale), ou encore la méthode Housing First.

L’isolement social frappe bien souvent aussi durement que la pauvreté. A la rue, les journées sont longues, et les nuits loin d’être reposantes. Se sentir attendu, écouté et considéré est primordial pour garder le moral et ne pas sombrer. Les contacts humains sont parfois autant revigorants qu’un repas ou une nuit au chaud. Dès lors, comment s’occuper et organiser son temps lorsqu’on est en situation précaire ? Faciliter l’accès à la culture, lire des livres, participer à des ateliers plastiques, se (re)construire une identité vestimentaire sont autant de moyens pour (re)créer du lien social, s’occuper l’esprit et, ainsi, s’évader quelque peu.

L’imaginaire collectif associe souvent le sans-abrisme à la violence en rue et aux addictions en tout genre. Or, ce n’est ni une généralité, ni une fatalité ! Comme dans chaque milieu social, ces notions cohabitent. Beaucoup de personnes en situation précaire ont la volonté de s’en sortir. L’important est de réduire les risques et d’informer sur les bonnes pratiques. Malheureusement, les passages fréquents à la rue et les logements précaires engendrent stress, froid, addictions, violences, ce qui abîme les personnes sans-abri. Leur corps en porte les traces. Pour se protéger, ils se cachent dans la masse et deviennent invisibles.